notions primaires

 

antiques

 

premières de l’humanité

Fenix


2012

Une pièce de danse construite autour de l’oiseau légendaire, symbole de mort et de résurrection, emblème aussi du célébrissime théâtre vénitien, Teatro La Fenice.

La commande chorégraphique est née d’une proposition du Théâtre de La Fenice de Venise, théâtre mythique, ayant brûlé deux fois dans son histoire.
Par déduction, la chorégraphie est avant tout irriguée par le mythe du phénix : mort et renaissance, disparition et transfiguration, dépérissement et régénérescence.

Tous les éléments chorégraphiques s’inspirent de ces notions, par exemple : nous utilisons les révolutions, tours et cercles, comme un matériel premier, en lien avec la notion de cycle ; nous utilisons aussi toutes sortes de variations de chutes et récupérations, en lien avec la notion de fin et recommencement.

Nous cherchons comment un élément chez un danseur peut passer, se régénérer chez un autre, c’est à dire comment envisager la vie par et grâce à l’individuation; d’un côté nous mettons l’accent sur les variations individuelles d’un mouvement, de l’autre nous insistons pour que la singularité de chaque danseur existe pleinement.

Structurellement, nous imaginons des sections qui se développent jusqu’à épuisement, nécessitant un repos naturel, avant de reprendre un nouvel élan.

Le souffle est mis en valeur puisqu’il est nécessaire d’expirer avant de pouvoir inspirer à nouveau.
Ce souffle, et cet essoufflement, sont transformés en sons, phonèmes et langages dans certaines sections de la danse.
Cet aspect sonique des corps viendra se marier avec la (dé)composition en direct d’Antoine Lengo, qui utilise le sheng, un instrument à vent, comme source première de production sonore.

Autre élément structurel, les rythmes, les comptes, les directions, les emplacements dans l’espace utilisent les nombres phénix, nombres cycliques dont les permutations circulaires des chiffres correspondent aux multiples du nombre. Le plus connu est 142’857.

Comme le mythe illustre des notions antinomiques, nous travaillons sur les oppositions, contraires, symétries et miroirs dans le positionnement des danses dans l’espace : le haut et le bas, le plan vertical et le plan horizontal, le très rapide et le très lent, le mouvement et l’imobilité, etc.
Nous cherchons à utiliser des notions primaires, antiques, premières de l’humanité : rituels, danses de groupe, incantations, transes, mandalas. Il en ressort une impression de communauté, partageant les choses de la vie … et de la mort.

En outre, tout matériel chorégraphique peut être dansé par chacun(e). Ce passage explicite d’une personne à n’importe quelle autre est un message implicite que chaque spectateur peut recevoir et incorporer à son expérience personnelle.

Foofwa d’Imobilité, 3 juin 2012

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Crédits

Chorégraphie Foofwa d’Imobilité
Performeurs Ruth Childs, Michèle Gurtner, Foofwa dit Mobilité, Richard Kaboré, Nicolas Leresche, Anja Schmidt, Edouard Hue
Musique décomposée Antoine Lengo
Costumes Carlos Tieppo
Installation Stefano Arienti
Installation curated by Francesca Pasini
Fabric art Stefano Arienti
Fabric produced Miroglio Textile
Lumière Jonathan O’Hear
Production Neopost Foofwa
Direction artistique Foofwa d’Imobilité
Administration Yann Aubert
Production & Communication Antoine Lengo
Coordination & Logistiques Mélanie Fréguin
Assistant administration Edouard Hue
Comtable Corine Magnenat
Coproduction Fondazione Teatro La Fenice di Venezia, Fondazione Bevilacqua la Masa, Théâtre Forum Meyrin, Fondation Meyrinoise pour la Culture
Support Technique ADC – Association pour la Danse Contemporaine
Soutien Fondation Corymbo, le Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois
Remerciements Anne Delahaye, Filibert Tologo, Franco Bolletta, Anne Bruschweiler, Thylane Pfister, Virginie Keller, Annette Ringier
Neopost Fooofwa bénéficie d’un soutien conjoint pour la période 2012-2014 de la Ville de Genève, de la République et du Canton de Genève et de Pro Helvetia-Fondation suisse pour la culture.

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