danser

 

l’éthique

 

des chairs et du foyer

 

 

Utérus, pièce d’intérieur 2014

Puisant dans de récentes expériences de vie très marquantes, Foofwa d’Imobilité voulait « danser l’éthique des chairs et du foyer, l’esthétique des entrailles et du ménage. Dire ce qui est à (a)ménager à l’intérieur du corps comme de nos murs, et arpenter nos demeures jusqu’à la dernière, en commençant par le nid originel : l’utérus. »
Très vite, les réalités physiques et vocales produites en répétitions se sont mélangées, offrant aux danseurs un grand fond abstrait dans lequel puiser librement. La pièce n’est pas écrite du tout : elle est ouverte au présent, à l’élan qui traverse et informe les danseurs dans le vif de la représentation. Et ce sont les interprètes qui deviennent auteurs, dans le temps même de la réalisation de la pièce.
Pour faire écho à cette liberté des interprètes, complètement à l’écoute de ce qui les traverse, Jonathan O’Hear a imaginé un dispositif d’éclairage qui, lui aussi, se contente de réagir à des flux, sur le moment. Chaque soir, il installe un kit d’électro-encéphalogrammes sur la tête d’un spectateur volontaire, dont les émotions pilotent les lumières de la scène.
Ainsi, jusque dans l’environnement lumineux d’Utérus, rien n’est vraiment composé, prévu, anticipé : tout se joue en une boucle de réactions dans l’ici et maintenant. Et pourtant, chaque représentation s’inscrit dans le cadre particulier de la pièce, et l’on y retrouve une atmosphère, une proposition bien précises.



“Dans Utérus, pièce d’intérieur, pièce toute d’intimité, Foofwa d’Imobilité déplace le curseur de la virtuosité. Celle-ci ne se donne pas ici dans le brio technique des figures, ni dans le chatoiement d’une séduction spectaculaire. Elle se niche au contraire, en amont de toute forme identifiable, dans l’immense travail que Foofwa, Anja Schmidt et Raphaële Teicher ont mené pour rendre possible l’éclosion de ces mille et uns imprévisibles micro-événements dont chaque représentation est le creuset. Hormis son thème, rien, en effet, n’est pré-défini dans cette pièce. Son défi est de se concentrer, en direct, sur ces moments d’émergence fragiles où, à l’écoute des flux sensoriels et imaginaires qui le traversent, le danseur donne naissance au geste. Ce geste semble alors s’extérioriser spontanément, sans être tout à fait détaché encore de l’intériorité qui l’a nourrie. Mais ne nous y trompons pas : rien n’est plus difficile que cette apparente spontanéité. Il faut des corps savants, éminemment réceptifs et ouverts, pour accueillir cette gestation de gestes inconnus et en accompagner le déploiement. Il faut aussi qu’une profonde connivence se soit nouée entre les partenaires pour que leur trio parvienne à susciter l’impression d’une cohésion organique constamment renouvelée.”

Commentaire de l’historienne de la danse Annie Suquet, après une représentation d’Utérus à Lausanne, octobre 2014.

Photos / Videos

Nicolas Wagnières a réalisé une série d’interviews des collaborateurs à propos de “Utérus, pièce d’intérieur” :

–> Foofwa d’Imobilité

–> Jonathan O’Hear

–> Yasuhiro Monigari

–> Michèle Pralong

–> Anja Schmidt et Raphaële Teicher

Press

24 Heures
Foofwa d’Imobilité est gonflé

intériorité du foyer, mais aussi celle de l’utérus, du berceau ou du cercueil, voilà quelque chose de la vie et de la mort…

Le Temps
Danse du ventre, ici et maintenant

En marge de ses pièces très scénarisées qui célèbrent ou questionnent l’héritage de la danse, le créateur propose une heure d’improvisation totale autour du simple fait d’être vi- vant. Anja Schmidt et Raphaële Teicher l’accompagnent dans cette exploration sensible que le danseur a imaginée suite à une année 2013 émotionnellement chargée.

Radio la 1ère – Vertigo
Danse: Utérus pièce d’intérieur

RTS – La puce à l’oreille
La chronique chorégraphique de Laurence Froidevaux

Tribune de Genève
Trois danseurs dans l’ “Utérus”

En toute liberté, Foofwa d’Imobilité et ses partenaires sondent le rapport à la naissance, à la vie et à la mort. Dès ce soir aux Eaux-Vives…

Radio Vostok
Foofwa d’Imobilité, interview

Edelweiss
Foofwa danse la féminité

Son nom l’indique, c’est une pièce sur le féminin…

Go Out
Matrice libératrice

Secoué par des événements récents dans sa vie, Frédéric Gafner alias Foofwa d’Imobilité marque avec Utérus, pièce d’intérieur, sa nouvelle création, un tournant dans son travail…

Espace 2 – La tête à l’envers
Foofwa, danseur espiègle

Journal de l’ADC n°62
“Utérus, pièce d’intérieur”

Lors de la remise du premier Prix suisse de danseur exceptionnel au mois d’octobre 2013 à Fribourg, Foofwa d’Imobilité a présenté une courte pièce. Un moment improvisé, improbable, imprévisible: il a dansé avec un bébé et une fillette de cinq ans.

La Liberté
Foofwa ou le goût de la vie

«Rien de mieux qu’un petit cancer pour mieux vivre.» Une formule choc articulée en souriant par Foofwa d’Imobilité, 44 ans. Ses beaux yeux azur fermement plan- tés dans les vôtres, il appuie. «Et je dirais même plus: rien de mieux qu’un petit mé- lanome nécrotique à l’œil droit pour mieux voir.»

Credits

Utérus, pièce d’intérieur
Concept et cadre chorégraphique Foofwa d’Imobilité
Danse Foofwa dit Mobilité, Raphaële Teicher, Anja Schmidt
Lumière et scénographie Jonathan O’Hear
Son Yasuhiro Morinaga
Costumes Aline Courvoisier
Accompagnement Michèle Pralong
Production Neopost Foofwa
Coproduction ADC – Genève, L’Arsenic – Lausanne
Soutien Fondation Leenaards, la Fondation Corymbo,  la Fondation Ernst Göhner, la SIS – Fondation des artistes interprètes
Neopost Foofwa bénéficie d’un soutien conjoint pour la période 2012-2014 de la Ville de Genève, de la République et du Canton de Genève et de Pro Helvetia-Fondation suisse pour la culture.

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